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Les Films attendus

Attention tous tomes suivants le premier peuvent contenir des SPOILER !!!

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mardi 21 juin 2022

Les loups de Walburg #5 L'éveil du tanneur - George J. Ghislain

 

Prologue :

«…  Puis hier après-midi, il avait été libéré. Et banni à vie de la ville. Sans explications. Berthe l’attendait à la sortie, prévenue.

Il avait dit au revoir à ses enfants, cachant ses larmes et faisant promettre à Berthe de venir le voir, puisqu’il était interdit de séjour ici. Et dans la nuit, il avait été escorté jusqu’aux Portes.

Il n’était pas improbable qu’on lui règle son compte définitivement, loin de témoins, maintenant qu’il y pensait.

Mais comme il était seul, si ce devait être son destin, qu’il en soit ainsi.

La lune serait pleine dans deux jours, mais sa lumière était déjà belle.

Et suffisante, pour voir, au bout du chemin, deux ombres qui l’attendaient. …»

 


Chapitre 2  :

Tonnerre sur la forêt

«… Oh non, voilà qu’il en entendait un s’approcher.

— Tu pisses encore, Ugo ? Elle est trop petite ? dit une des voix plus lointaines que le son des feuilles froissées que Morgan entendait clairement.

— Trop petite ? répondit la voix teintée d’accent du Sud, correspondant aux bruits de pas. Je vais te la foutre au cul et tu crieras « Maman » pendant une semaine !

Rires.

Morgan était liquéfié par l’angoisse. Les pas s’approchaient toujours. Il allait être repéré.

De fait, l’homme s’arrêta juste à côté de lui.

Morgan leva les yeux, tremblant, il était fichu.

L’homme avait des yeux clairs, sur une peau mate et très foncée. Avec le contre-jour du ciel, son visage était un peu flou. L’homme le dévisagea, des pieds à la tête. Un sourcil noir relevé en surprise.

— Un problème, Ugo ? Tu ne la trouves pas ?

— Regarde dans ton cul si elle n’y est pas !

L’homme défit ses braies, comme si Morgan n’était pas là et sortit son sexe, pour pisser, juste à côté de lui.

Morgan ne comprenait pas pourquoi il ne le dénonçait pas, sur le champ.

Son regard s’écarquilla sur le sexe de l’homme. Généreux, comme il l’avait suggéré. Puis il fixa l’homme dans les yeux.

Ce dernier avait un sourire timide. Il était de corpulence fine, mais pas du tout malingre. Son uniforme était serré autour de jambes que l’on devinait endurantes à la marche et il avait le dos légèrement creusé, faisant ressortir des fesses rondes, mais assez petites e

étroites. Il secoua son sexe pour expulser les dernières gouttes et remballa sa marchandise.

— Tu fais quoi ici ? murmura-t-il pour s’assurer que ses collègues ne l’entendent pas.

— Je… je voulais couper au court, pour aller à Walburg. J’ai pris peur en vous entendant.

— Walburg est à gauche, mais la ville est fermée. C’est toi qui pues le chien ma parole ! …»



Attention si vous n’avez pas lu tous les tomes, cette chronique  peut contenir des SPOILER !!!

   Suite de la saga Les Loups de Walburg, une romance M/M historique et grand final. Nous reprenons les événements lors du tome précédent, Heissekelle est pris par l'armée de l'Empire, dont Ugo et Piedro font partis.


    Après 8 mois, Morgan est enfin libre et banni. Sa femme l'aide à fuir la ville. Il décide de rejoindre Heissekelle, mais en cours de route il apprend l'attaque. Sauvé par une troupe de l'armée, il se retrouve à Heissekelle où il devient l'aide du Maître-chien grâce à Ugo.

    Morgan est tanneur. Après avoir été surpris avec un jeune homme, il s'est marié à Berthe, il a eu deux enfants. Il a récidivé avec Jerome, celui est puni. C'est un homme soucieux, attentionné avec de l'empathie et de sous-estime.
    Ugo est un ancien moine et fils de comte. Sa mère est une esclave, maîtresse du comte. Ugo et sa sœur ont été éloignés de l'héritage, il s'est retrouvé abusé par les moines. C'est un homme triste et solitaire.  

    La narration est à la troisième personne. Le point de vue est celui de Morgan. Le prologue nous narre les événements passés.
    L'intrigue est bien menée, une attaque soit-disant contre les Loups, puis les argrs. Les Princes-évêques agissent de leurs propres chefs, face aux Loups de Walburg, Arn, Karl, Andreas et maintenant Morgan contre les intérêts de leur Roi. S'ils veulent enfin vivre dans un monde stable, ils doivent prendre les choses en main et trouver une solution.
    La plume est fluide, et plaisante à la lecture malgré de grandes parties de narration. Nous avons nos réponses sur beaucoup de moments ou révélations faits au court des autres tomes. Toutes les pièces, les détails et les indices s’emboîtent pour arriver à un but bien précis, sans jamais perdre le but des messages passés. Superbe, très bon rythme.
    Les émotions sont parfaites. Morgan est un homme qui se sous-estime, et pourtant il a une grande force de persuasion. Sa place dans la meute est très importante. Il veut sa prise d'indépendance, et son grand cœur à aider les autres va lui offrir de beaux moments. Les relations intimes sont simples, sensuelles et bien écrites.

    Une grande guerre se prépare. Intolérance. Solidarité. Liberté. Renaissance. Un dernier tome pour conclure parfaitement toutes les histoires, les intrigues et les amours. La plume est fluide malgré quelques longueurs, les idées sont excellentes et très bien amenées. Un très bon moment de lecture à découvrir !
    Une saga très complète par ses thèmes, ses messages toujours d'actualité mais revisités, par ses protagonistes avec tous une histoire singulière et forte, une touche de magie insolite,... une très bonne saga, différente de ce que l'on peut voir habituellement.

    Je remercie Juno Publishing  et Maïwenn pour cette découverte et ce service-presse !

mercredi 27 avril 2022

Les loups de Walburg #4 Le culot du crapoussin - George J. Ghislain

 

Gue :

«… Il avait été banni sur le champ. Même son père l’avait renié et il lui avait craché au visage. Pietro était sous le choc. Le choc de l’accusation, le choc de la trahison d’Oberto et le pire, le choc d’être renié par son père qui avait toujours été un homme aimant.

Banni. Mais pas seulement.

Il avait le choix. Ah ! Le choix !

Être émasculé, ou être rossé à mort.

Était-ce un choix ? Émasculé ! Ou rossé à mort ! Voulait-il conserver la vie, en perdant ce que d’aucuns appelaient la « dignité de l’homme » ? Devenir un être errant, moqué à chaque tournant ?

Mais en même temps. Mourir… …»

L’Ogre de Germanie :

«…   Tiens, Gueule-d’amour, tu as perdu un truc.

Pietro sursauta et se retourna sur… l’ogre.

Il tenait ses braies mouillées.

Pietro mit un moment à comprendre que c’étaient bien les siennes qui étaient tombées, tout simplement. Et il n’avait pas senti la chute ? L’allégement soudain aurait dû l’alerter, mais ses pensées, toujours concentrées l’avait fait passer à côté. Bravo !

— Oh… me… ci.

— Ah ? Tu parles ? Ils disent que tu es muet.

Qui «ils»

— Pe… sonne me com… end.

— J’ai grandi avec une sœur qui avait un bec-de-lièvre. J’ai l’habitude.

— Ah.

L’ogre était en train de lui parler.

De lui parler.

Il avait même une sorte de sourire sur le visage. Pas exactement un sourire. Un contentement.

— Me… ci.

Pietro prit les braies et ses doigts gelés effleurèrent ceux de l’ogre.

Il frissonna et l’ogre semble s’en étonner.

— Fais f… oid, ajouta Pietro pour masquer son embarras.

L’ogre acquiesça.

— Moi, c’est Ulrik. Et toi ?

— Piet… o.

— Pietro ? Italien ? C’est ça, ton accent ? 

L’ogre, Ulrik, avait pu déterminer son accent en trois mots mal prononcés ? Personne ne lui trouvait d’accent, d’ordinaire, tant il parlait mal.

Comment une brute tyrannique pouvait-elle être si charmante tout à coup ? Et puis à l’évidence de la réponse lui sauta aux yeux. Il était sa prochaine victime. Comme Ugo et d’autres avant lui.

Plus que jamais, il devait fuir ce type.

Et merde… il avait encore une érection. …»


Attention si vous n’avez pas lu tous les tomes, cette chronique  peut contenir des SPOILER !!!

   Suite de la saga Les Loups de Walburg, une romance M/M historique. Une période que l'on voit très peu dans les romances, mais qui apporte de nouvelles perspectives.


    Après avoir été trahi par son ami Oberto Visconti, le fils du seigneur, Pietro est puni à mort avec des coups d'hommes, dont son père et son frère, les seuls survivants de sa famille suite à la peste. Laissé pour mort, il est recueilli par Paola, la Ramasseuse et Felice, le Rebouteux, qui le sauvent malgré de nombreuses séquelles, sa mâchoire de travers, dents manquantes, lèvres distendues,... 
    Après avoir suivi un marchand, puis devenu garde dans un château, il est enrôlé dans l'armée de la Saint-Empire Romain avec plus de 400 hommes direction Heissekelle. En route, il va faire la connaissance d'hommes comme Manfred, Ugo et surtout Ulrik.

    Pietro De Bergamo, 22 ans surnommé «Crapoussin» a été palefrenier. À l'âge de 14 ans, il est découvert avec un autre jeune homme. C'est un homme très pudique, effacé et adorable.
    Ulric, L'ogre du camp est un homme viril, molosse et atypique. Il peut être bourru et méprisable, une solution pour éviter le contact avec les humains. Il aime sa solitude.

    La narration est à la troisième personne. La narration est surtout du point de vue de Pietro.
    L'intrigue est bien menée. Pietro va vivre différentes aventures, trahison, guérison, puis les combats. Nous suivons l'évolution de cet homme au fil des années, de ses rencontres et de ses désirs. 
    La plume est fluide, malgré un côté narration parfois longuet. Les réflexions de Pietro se répète dans certains passages, alourdissant le rythme, et les aventures. Les idées sont bien trouvées, les messages toujours d'actualités. Les rebondissements accentuent le dynamisme de l'histoire, et se rejoignent les autres tomes, et aux faits historique. Le suspense est prenant, nous doutons réellement des personnages. Excellent. 
    Les émotions sont accaparantes. Pietro a vécu la trahison, l'abandon, la survie, les moqueries, les angoisses, bien des épreuves qui lui ont permis de grandir et d'évoluer. Les relations intimes sont légères et sages.

    Trahison, combats, sentiments, vivre cacher. Un tome accaparant malgré quelques longueurs. L'intrigue est addictive, ainsi que les personnages très attachants et les émotions. Les rebondissements et le suspense sont excellents, apportant un rythme très apprécié. Une bonne lecture, une excellente histoire.

    Je remercie Juno Publishing  et Maïwenn pour cette découverte et ce service-presse !

mardi 31 août 2021

Les loups de Walburg #3 La rédemption du voleur - George J. Ghislain


Prologue :

«… Il y avait trois jeunes chiens. Un ou deux mois à peine, difficile de dire vu qu’ils étaient racrapotés tout au fond. Ils étaient beaux et touffus. Leur couleur était unique. Un gris… un gris foncé indéfinissable. Pas la moindre trace de marron dans le poil ce qui rendait ce gris presque… bleu. Il n’avait jamais vu cela. Ces chiens vaudraient une fortune chez un riche bourgeois ! Pourquoi les lapider de façon si cruelle !

L’un des chiots le regarda dans les yeux. Des yeux malheureux.

Des yeux… qui tiraient vers le jaune.

Des loups ? C’était des louveteaux ?

Il n’avait jamais vu de loup vivant de près, car il n’y en avait plus autour de Prague, même dans les bois plus éloignés, mais il était certain que leurs poils ne ressemblaient pas à ceux-ci !

Sans réfléchir, il se précipita sur la cage.

Les insultes l’inondèrent à l’instant. ...»




Au bout d’un corde pendent les pêchés :

«… – J’en conclue que je suis pardonné ?

–  Pour m’avoir insulté ?

–  J’étais fatigué? Je m'excuse.

–  Tu t’excuses ? Je note ça précieusement. C’est un stade important dans l’expiation de ses fautes. Reconnaître ses erreurs.

Andreas se contrôla très fort pour ne pas lever les yeux au ciel. Dieu  que ce garçon était agaçant ! ...»


 

Attention si vous n’avez pas lu les tomes précédents, cette chronique peut contenir des SPOILER !!!

 Suite de cette saga historique avec de la romance M/M. Le premier tome a été une sacré découverte, le suivant un peu moins attrayant mais tout aussi époustouflant dans son ensemble, et celui-ci...


À Prague. À la fin du marché après avoir dépouillé le plus de personnes possible, Andraas trouve trois louveteaux maltraités. Plein empathie, il les prend et se sauve avec les trois bébés Loups dans les bras. Maintenant repéré, il doit fuir Prague, et trouvé un moyen de sauver ces trois louveteaux.

Après avoir redonné les louveteaux à leur père, Andreas se fait arrêter par les gardes. La guilde ne lui pardonnerait pas, coups et disgrâce dans une prison avec ses anciens collègues. La pendaison...


Andreas «Aal» l'anguille, 22 ans, est un bon voleur, agile, souple, rapide et rusé. Il a perdu ses parents à 5 ans, tous les deux pendus. Petit pour son âge, il a subi les insultes et la maltraitance, même après avoir été recueilli par Emich, chez de la Guilde des Voleurs. C'est un homme déterminé, protecteur et instructeur.

Nicky, Niccolo, 21 ans, travaille comme geôlier pour la Garde de Prague. Orphelin, il a été recueilli par les collègues geôliers de son père. Il veut faire les choses bien. Nicky est cultivé et très intelligent, c'est une perle. Il est adorable.


La narration est à la troisième personne, le point de vue est celui d'Andreas.

L’intrigue est menée avec détail, précision, suspense,... elle est parfaite ! Andreas sauvé par son garde Niccolo devient au fur et à mesure un ami, et puis tombe amoureux. La prison, l'évasion, le chantage, la mission, jusqu'où devra-t-il aller avant d'être libre ?

La plume est fluide, et très facile à lire. George J. Ghislain nous immerge dans son univers très complet et attractif. Les idées sont pertinentes et innovantes comme les pièges ou les phrases à double sens. Le côté historique toujours aussi réaliste grâce à des faits historiques véridiques. J'ADORE, et les messages sont d'actualité et bien intégrés à l'histoire. Les rebondissements sont excellents, les pièges, les lois des Voleurs, la traîtrises, tout est tellement bien mené, travaillé et précis, c'est époustouflant. Le rythme est stupéfiant, les pages filent tellement vite, et le suspense est à son comble.  

Les émotions sont charmantes. Andreas apprend les responsabilités au côté des louveteaux, mais aussi la tendresse et l'amour. Il aurait souhaité être protégé dans son enfance, aujourd'hui c'est lui le protecteur et l'instructeur. Il veut évoluer et grandir loin des préjugés, des jugements et des remarques face au personnes différentes avec des particularités, au côté de Nicco. Une très beau duo. Les relations intimes sont sensuelles et très belles.


Rédemption, pardon, manipulation, traîtrise. Un tome encore très complet où le lecteur est envahi de sensation, avec une histoire et de la passion, mais aussi du suspense et de l'action. Une saga que j'adore pour ses personnages, ses intrigues, pour son tout. Excellente, n'hésitez surtout pas à découvrir cet auteur. Vivement la suite...


Je remercie Juno Publishing  et Maïwenn pour cette découverte et ce service-presse !

mardi 24 août 2021

Les loups de Wulburg #2 Les chants désespérés du Trappeur - George J. Ghislain

 

Le souffle chaud de fin d’été :

«… Il tourna le coin de sa chaumière quand il tomba nez à nez avec Pablo.

Et Margot.

— Nous allons au pavillon royal, dit l’homme avec son accent rond et chaud.

Le pavillon royal, c’était comme cela qu’il appelait le bâtiment octogonal qui abritait la source d’eau chaude. L’appellation du castillan avait pris et beaucoup la dénommaient ainsi désormais.

Karl ne comprenait pas l’analogie, si ce n’est le luxe que représentait cette source. Un luxe que démentait la structure en bois vieillissante.

— Oui, et ? répondit Karl.

— Veux-tu venir avec nous ?

Karl leva un sourcil.

Pourquoi lui demander de les accompagner ? Il se ferait souffrir pour rien à être en présence de Pablo, nu.

— J’ai ces lièvres à trousser.

— Ah… Une prochaine fois alors.

Margot semblait un peu déçue, ce qui intrigua Karl. Elle n’avait d’ordinaire aucun scrupule à rester seule avec Pablo.

Pablo prit la main de la jeune fille et l’entraîna.

Karl soupira, Pinsel frappa son museau contre sa cuisse et le trappeur lui caressa le crâne.

L’animal était sensible. Sensible à son trouble que lui-même décrivait comme puéril. Pourquoi ne parvenait-il pas, tout simplement, à admettre que Pablo ne serait jamais « à lui » ? ...»


Le souffle glaciale de la tempête :

«… Il entendait bien, sans pouvoir les comprendre, ses voisins parler, mais les sons étaient assourdis par l’eau.

Il aurait dû participer aux échanges, écouter ce que les deux nouveaux venus avaient à dire. Mais il regrettait d’être là, de les avoir suivis ici. Il aurait pu se laver demain – bien qu’il ne puisse nier que cela soit nécessaire, vu les efforts de la journée. Ce qui le dérangeait, c’étaient ses pensées. Il crevait de désir pour Pablo. Une passion qui enflammait ses entrailles jusqu’à l’obsession. Et en un claquement de doigts, voilà qu’il éprouvait du désir pour cet homme torturé qu’était Conrad. Lui aussi avait tout pour être désiré.

Était-ce le fait que comme le Castillan, l’homme balafré semblait inaccessible ? ...»



Attention si vous n’avez pas lu le tome précédent, cette chronique peut contenir des SPOILER !!!


Heureuse de retrouver la meute des Loups de Walburg, où nous avions laissé Arn et Günther encore plus amoureux l'un de l'autre. George J. Ghislan nous offre un prologue pour nous remettre l'histoire passée en tête.


Après leur quête de justice face à Markus, l'ancien Prince-Évêque et Heinrich, l'Envoi de l'Empereur, le village d'Heissekelle a obtenu une trêve avec un accord de paix signé, il est devenu un refuge pour les gens comme Arn, Leonhard, Karl, Anna et bien d'autres, les exclus, les rejetés, les expulsés de la société.

Karl est toujours célibataire avec une solitude qui lui pèse. Il aime en secret et à sens unique un homme qui aime les femmes, toutes les femmes. Après l'arrivée de deux nouveaux venus, Conrad ancien Bourreau de Prague exclu pour sa différence et Jimeno, l'oncle de Pablo venu le chercher, la vie de Karl va être bouleversée.


Karl-le-Trappeur, 35 ans, a perdu sa famille avec la peste, il a fui son village. Il ne tient pas l'alcool, et engendre de nombreuses bêtises. C'est un homme fort, seul, qui parle peu mais très attentionné et empathique. C'est aussi un homme indispensable à la meute, un rassembleur.  

Pablo Juan Carlos, 30 ans, est un émissaire des Espagnes. Il a été prisonnier puis condamné au bûché avec Arn, sauvé apr les Loups de Walburg. C'est un séducteur, rieur ne tenant pas sa langue. Il a un désir continuel de séduire, surtout les femmes.  

Conrad de München, 30 ans, est un ancien Garde d'Élite de Charles IV et Bourreau de Prague. Il a une cicatrice sur le visage, aime les hommes, c'est aussi un déserteur. Il est craintif et méfiant au début, mais aussi triste et tourmenté.


La narration est à la troisième personne, le point de vue est celui de Karl.

L’intrigue est menée avec légèreté malgré les sujet toujours d'actualité et certaines situations. Karl veut aimer, et être aimer. Pendant son périple pour vendre les peaux et ramener de l'argent pour les impôts du village, il va faire de nombreuses rencontres, vivre de nombreuses épreuves qui vont le faire grandir, et peut être trouver l'amour...

La plume est fluide et facile à lire. Les sujets sont très bien intégrés et développés, c'est très intéressant et accaparant, et surtout ce sont toujours des problèmes actuels de notre société. L'histoire de Karl est éprouvante, l'auteur nous apporte de beaux moments, mais aussi des situations bouleversantes et bien tristes. L'univers et le parallèle avec les loups sont des pépites que j'adore, par contre je ne suis pas une fan des personnages indécises avec des partenaires plus ou moins nombreux. Le rythme est prenant grâce au voyage initiatique avec la découverte de nouvelles terres, de nouveaux peuples et coutumes, par contre le côté romance est moins passionnant pour ma part.

Les émotions sont charmantes. Karl est un homme attentionné, s'attachant très vite tout en ayant peur de faire confiance et d'être abandonné. Il va aimer mais aussi souffrir, être humilier et en colère. Les relations intimes sont sensuelles.

Les personnages secondaires sont pour la plupart nouveaux, certains deviennent plus importants que d'autres dans l'intrigue.


Un très beau voyage à travers les territoires mais aussi une découverte de soi. L'histoire est belle, les descriptions sont des pépites, les rencontres sont magnifiques, le parallèle avec la meute est magique et d'une beauté incroyable, un seul bémol pour ma part l'histoire d'amour. Sinon un excellent tome, hâte de découvrir la suite.


Je remercie Juno Publishing  et Maïwenn pour cette découverte et ce service-presse !

vendredi 20 août 2021

Les loups de Walburg #1 Le courroux du Bottier - George J. Ghislain

 

Prologue :

«… Günther sentait le fer chaud, et ses caresses douces contrastaient avec ses mains calleuses et son allure de taureau.

Sa vigueur était naturelle, puissante, et même sans ses années à la forge, c’était un homme qui avait été gâté, dès sa naissance, par un physique avantageux.

Arn repensait à la manière dont il l’avait sauvé. Un acte d’Amour, désespéré. Il s’endormit sur ses larmes, chérissant son visage, son sourire et ses regards tendres pour lui. ...»


La tanière des loups :

«… Dès qu’il aurait dit ce qui s’était passé, ils le jetteraient dehors, ou le pendraient. Il devait mentir.

— Je… j’ai été rossé par… euh…

— Tu peux tout nous dire mon garçon. Tu es ici parmi les tiens.

Arn s’effondra sur sa chaise. Parlaient-ils de la même chose ? Parmi les tiens… voulaient-ils faire référence aux « rejetés » de la ville ? Ou aux hommes qui aimaient les hommes ?

Il tremblait. Hésitait. Que pouvait-il faire ? Que dire ?

La peur remonta dans son cœur, et dans sa gorge. Il ne pouvait plus parler.

L’instant d’après, des bras l’encerclaient. Mais ces bras n’avaient rien de menaçant.

Il sentait ses larmes couler sur ses joues, son corps tremblait sous les sanglots.

Tant pis, il dirait tout. Et qu’on le jette aux loups si cela ne leur plaisait pas ! Il ne pouvait pas s’imaginer vivre sans Günther de toute façon.

— Le frère de mon ami a appelé les hommes du Bailli parce que… parce que… parce que nous sommes amants. ...»



Une nouvelle saga qui est loin de ma zone de confort, le Moyen-Âge. C'est aussi une romance MM avec des scènes explicites.


Piégé par le jeune frère de son amant, Arn a dû fuir dans la neige sans Günther avec ses souvenirs le maintenant en vie. Il a tout perdu du jour au lendemain. Après avoir errer dans les bois, il est sauvé par des hommes formant une meute, des hommes comme lui qui se ont fui les hommes du Bailli.

Les «Loups de Walburg» ont pour vocation d'aider les hommes meurtris, persécutés voire même mutilés par Marcus, le nouvel Prince-Évêque, qui terrorise les habitants. Ils vont aider Arn à sauver Günther.


Arn, 20 ans, est bottier. Il a perdu toute sa famille pendant la peste. Il ne comprend pas son attirance envers le fils du forgeron, tout c'est fait naturellement. C'est un homme peu ordinaire, qui n'a pas conscience de son côté dominant, très avenant et altruiste.

Günther, 25 ans, est forgeron au côté de son père et de son frère Otto. Il est trahi par son frère, et va protéger son âme sœur, Arn. C'est un homme charmant, admirable et très humain. 


La narration est à la troisième personne, le point de vue est celui d'Arn.

L’intrigue est magnifiquement bien menée avec de belles idées, du suspense et de l'action, et surtout de beaux sentiments. La minorité est montrée du doigt, persécutée et insultée. L'homophobie est déjà en place à cette époque. Arn et ses compagnons veulent vivre en paix dans leur refuge, mais c'est loin d'être le désir du tyran et nouvel Évêque Marcus. Arn va rencontrer de nombreuses personnes et compagnons à quatre pattes.

La plume est fluide et très facile à lire. J'avoue j'ai eu peur en commençant cette saga, surtout à cause de l'époque. Et bien j'en ressors ravie de ne pas m'être arrêtée à des a priori. L'auteur nous apporte un très beau univers avec de merveilleuses idées comme la meute, les comportements humains, tout est dosé à la perfection. Les descriptions sont magiques, le lecteur part en voyage en même temps que les personnages. Le rythme est accaparant suivant les péripéties d'Arn et de ses compagnons, ainsi que les rebondissements et les conséquences.

Les émotions sont parfaites. Arn est un homme timide et réservé, se cachant derrière les plus téméraires. Au fil du roman, il grandit et mûrit au contact des loups et des humains, il va se dévoiler comme un meneur. Il va apprendre à assumer ses désirs et ses envies, son couple est charmant et adorable. Les relations intimes sont belles et sensuelles, une réussite.

Les personnages secondaires sont nombreux, tenant tous une place importante. Malgré le nombre, nous ne sommes à aucun moment perdus, c'est très bien travaillé et intégré à l'histoire.


Destin, combat, légende, amour, esprit de meute. Une très belle histoire d'amour mais aussi d'idéaux et d'engagements pour une minorité pendant la période du Moyen Age. La plume est magnifique avec de belles idées, de l'action, des moments d'émotions et d'angoisse, un superbe ensemble. Je me lance le plus vite sur la suite. N'hésitez pas, et surtout ne vous arrêtez pas sur des a priori, lancez-vous !


Je remercie Juno Publishing  et Maïwenn pour cette découverte et ce service-presse !

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